Olivier Douville, Les figures de l’autre, Pour une anthropologie clinique

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Cet ouvrage fait le pont entre la clinique et l’anthropologie du contemporain, que l’on peut définir comme l’anthropologie de l’instable, de la fracture, ou encore de l’incertain. Centré sur l’actualité des échanges entre anthropologues et cliniciens, il répond à deux nécessités majeures qui concernent les élaborations théoriques et les dispositifs de recherche et de soin. Il s’agit de situer non seulement en quoi les psychanalystes ont eu recours à l’anthropologie (chose établie aujourd’hui) mais également en quoi les anthropologues, dans leurs relations à leurs terrains rencontrent aussi des situations et des problématiques contemporaines touchant aux nouvelles économies psychiques et aux nouveaux modes de subjectivation. Sont particulièrement étudiées dans l’ouvrage la place et la fonction du rite, du mythe, du masque, du tatouage chez les adolescents. De même sera envisagé l’impact sur la subjectivité des nouveaux statuts de la filiation et de l’affiliation. Ces bouleversements modifient les dispositifs d’accueil et de soin. Comment alors les penser aujourd’hui ? De nombreux exemples cliniques seront exposés et argumentés.

Les figures de l’Autre - Pour un anthropologie clinique est un livre qui interroge les situations de rencontres et d’échanges entre l’anthropologie et la psychanalyse au plan de la recherche et du soin. S’adressant aux praticiens de terrains, ce livre analyse les incidences qu’ont, sur les personnes qui consultent, les violences du politique, des ruptures de l’histoire, des exclusions et des désaffiliations. La nature du soin psychique, en institution la plupart du temps, en direction des migrants et de leurs enfants plongent de nombreux cliniciens dans l’embarras. Comment accueillir et entendre les rapports des individus au magico-religieux, au corps ? Comment aider les parents à se situer comme des sujets passeurs de la loi et de l’interdit ? Quels dispositifs de soins sont proposés, défendus, critiqués aussi ? En quoi une pensée politique de la situation de l’exilé et du migrant intervient-elle dans l’invention de dispositifs cliniques ? Il s’agirait de dépasser les usuelles polémiques et d’ouvrir à une réelle clinique anthropologique des effets des migrations et des exils dans la vie psychique et dans la transmission de cette vie psychique d’une génération à l’autre. Exposant l’histoire des rencontres entre anthropologie et psychanalyse, l’auteur illustre son propos par le témoignage de plusieurs rencontres cliniques à Paris, ou en Afrique de l’Ouest.

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